Breitling relance Universal Genève, luxe horloger renouvelé

La renaissance d’une légende horlogère : Breitling et Universal Genève

L’annonce retentissante de l’acquisition d’Universal Genève par Breitling a fait vibrer les cœurs des aficionados de l’horlogerie. C’est une alliance qui promet de raviver la flamme d’un héritage suisse séculaire, où le raffinement technique se marie à la noblesse esthétique.

Georges Kern, aux commandes de Breitling, s’est exprimé avec une gravité mesurée, conscient du poids historique que représente cette fusion. « Nous avons devant nous un défi colossal », confie-t-il, « celui de perpétuer et réinventer l’héritage d’une marque autrefois surnommée le couturier de l’horlogerie. » Ces mots résonnent comme un engagement solennel envers Universal Genève, dont la renommée fut forgée par des mouvements maison et des créations emblématiques.

L’épopée technique et esthétique d’Universal Genève

Universal Genève n’est pas qu’une signature sur un cadran ; c’est une odyssée jalonnée d’innovations et de prouesses techniques. La Cabriolet réversible a introduit dans les années 1920 une sophistication inédite avec son design transformable avant-gardiste. Puis vint le Tri-Compax dans les années 1940, symbole du génie chronographique genevois.

Mais ce sont peut-être les années 1950 qui ont consacré Universal Genève comme visionnaire grâce au Polerouter conçu par Gérald Genta – un nom synonyme d’excellence en design horloger – capable de braver tous les climats extrêmes. Et comment ne pas évoquer le Microtor ? Ce mouvement à remontage automatique a repoussé les frontières du possible en termes de finesse mécanique.

Les décennies suivantes ont vu naître des pièces cultes telles que le chronographe « Nina Rindt » ou encore le Golden Shadow doté du mouvement automatique le plus plat au monde en 1966. Ces garde-temps incarnent des fragments intemporels d’un savoir-faire artisanal sans pareil.

Aujourd’hui, sous l’aile protectrice de Breitling, Universal Genève s’apprête à revivre ses heures glorieuses tout en embrassant l’esprit contemporain. Cette symbiose entre tradition et modernité annonce une ère nouvelle pour ces deux maisons prestigieuses qui partagent désormais bien plus qu’un savoir-faire : elles partagent un destin commun où chaque tic-tac est un battement du cœur de l’histoire horlogère suisse.

Dans cet esprit respectueux du passé mais tourné vers l’avenir, Georges Kern conclut : « Ce renouveau est un rêve transmué en vision ». Avec cette union sacrée entre deux géants horlogers, on peut légitimement espérer voir éclore des chefs-d’œuvre alliant complexité mécanique et élégance visuelle pour continuer à écrire cette histoire fascinante où chaque seconde compte.

Darcy